- Le président iranien Masoud Pezeshkian s’exprime à la tribune des Nations unies, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de l’organisation.
- L’Iran ne tolérera pas que le détroit d’Ormuz soit utilisé pour une “agression” contre son pays et “pour imposer l’insécurité” dans la région, a-t-il prévenu.
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Moyen-Orient : le bras de fer se poursuit entre l’Iran et les États-Unis
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Les éléments marquants
“VICTIME DU TERRORISME”
“Hier, le président des États-Unis nous a qualifiés de terroristes, mais nous avons été victimes du terrorisme”, lance le président iranien Masoud Pezeshkian à la tribune de l’ONU. “Notre cher dirigeant suprême a été assassiné hors de toute justification et cadre légal”, cingle-t-il notamment. Photos à l’appui, il a aussi évoqué le bombardement d’une école primaire à Minab (sud), lors des toutes premières frappes américano-israéliennes qui ont déclenché le conflit. Au total, 120 enfants avaient péri, “des enfants innocents”, lâche-t-il. “Nous n’avons fait que nous défendre, nous ne sommes pas des terroristes”, martèle le dirigeant iranien.
Minute par minute
“NOUS NE NOUS INCLINERONS JAMAIS”
“La résistance du peuple iranien ne fera qu’augmenter face aux sanctions, à la pression accrue. Nous ne mettrons jamais le genou à terre, nous ne baisserons jamais la tête”, conclut le dirigeant iranien. “Monsieur Trump doit comprendre l’Iran. Ceux qui veulent nous brimer doivent savoir que nous sommes prêts au dialogue, à la diplomatie et au dialogue, sans accepter le langage de la force.”
“L’IRAN TEND LA MAIN AU MONDE ENTIER”
“Il ne faut pas avoir un monde où les puissances militaires remplacent la légitimité, le terrorisme remplace la politique et les négociations, et où la guerre prend la place du dialogue et de la diplomatie”, plaide encore Masoud Pezeshkian.
“L’Iran tend la main au monde entier. Nous invitons le monde à nous parler, (…) parce que nous croyons profondément en notre capacité à coopérer, car nous sommes convaincus que personne dans la région ne pourra avoir de la sécurité seul”, lance-t-il également.
“NOUS DÉFENDRONS NOTRE TERRE JUSQU’À NOTRE DERNIER SOUFFLE”
“Nos problèmes régionaux doivent être réglés dans la région, par les pays de la région. Il ne faut pas devenir des pions aux mains d’agresseurs extérieurs”, poursuit le président iranien. “Aucune relation avec une puissance étrangère ne peut permettre de menacer les pays voisins de la région”, ajoute-t-il, ciblant sans le nommer Israël et son allié américain.
“On ne peut pas forcer l’Iran à se rendre. L’Iran n’a jamais été un agresseur, n’a jamais déclenché de guerre et a toujours été attaché à la table de négociations”, poursuit-il. “On nous a imposé la guerre mais nous avons prouvé que nous n’avons pas peur de nous battre. (…) Nous défendrons notre Iran chéri, notre terre jusqu’à notre dernier souffle”, promet encore Masoud Pezeshkian.
ORMUZ : L’IRAN REJETTE TOUT “CHAOS POUR LES PAYS CÔTIERS”
Quant au détroit d’Ormuz, “nous ne pouvons pas permettre que certains profitent d’une voie d’eau navigable tout en l’utilisant pour nous agresser, (…) nous interdire l’accès à nos propres eaux territoriales”, défend par ailleurs Masoud Pezeshkian. “Ils continuent de fournir des missiles et des technologies militaires létales pour apporter pour amener l’insécurité dans toutes les zones bordant cette voie maritime.”
“L’expansion de la guerre n’amènera pas la sécurité. On ne peut pas créer le chaos pour les pays côtiers qui recherchent la sécurité navale”, lance-t-il encore.
“PAS DE LIMITES AUX TECHNOLOGIES NUCLÉAIRES PACIFIQUES”
“L’énergie nucléaire pacifique fait partie de notre progrès, pour soigner nos malades, pour la sécurité alimentaire”, poursuit Masoud Pezeshkian. “L’Iran n’accepte pas que l’énergie nucléaire soit uniquement à la disposition de quelques puissants. Nous ne nous inclinerons pas, nous n’abandonnerons pas notre droit inhérent : pas d’arme nucléaire, et pas de limites aux technologies nucléaires pacifiques”, développe le président iranien.
“NOUS VOULONS COOPÉRER POUR PARVENIR À LA SÉCURITÉ”
“Nous devons être forts car un peuple incapable de se défendre sera foulé aux pieds dans le monde d’aujourd’hui”, dans lequel “les puissants (…) semblent être les protecteurs, les créateurs de l’instabilité, de la destruction”, accuse encore Masoud Pezeshkian. Selon lui, l’Iran n’a jamais attaqué un autre pays “depuis 200 ans”, mais “nous nous sommes toujours défendus”. “On nous traite de terroristes”, fustige-t-il encore.
“Il faut que nous soyons forts pour nous défendre, nous ne voulons pas être forts pour être des agresseurs, (…) menacer les sociétés. Nous voulons coopérer pour parvenir à la sécurité”, assure le président iranien. “L’Iran doit être fort, puissant, avant d’éviter d’être menacé” mais sans agir “aux dépens de la sécurité des autres”, lance-t-il.
“NOUS N’AVONS PAS MIS LE GENOU À TERRE”
“Notre peuple, innocent, a été la cible de lâches attaques, d’agressions imposées à notre pays. Et nous, nous nous sommes défendus avec toute notre force, (…) notre peuple a résisté”, lance encore Masoud Pezeshkian. Washington et Tel-Aviv “nous ont frappés, mais nous n’avons pas mis le genou à terre”, “nous avons riposté mais nous n’avons pas frappé les populations civiles”, assure-t-il, accusant ses adversaires d’avoir eu recours à des “cliniques”, des “universités”, des “écoles”, “en violation du droit international”.
Israël “commet des assassinats comme de véritables terroristes”, notamment à Gaza où “plus de 80.000 civils innocents ont été assassinés brutalement”. “Ils commettent des génocides, (…) et ensuite ils traitent les autres de terroristes. Sommes-nous la source de l’instabilité ? Nous ne souhaitons que vivre de manière indépendante”, affirme le dirigeant iranien. “Ils ne respectaient aucune des règles du droit international.”
“VICTIME DU TERRORISME”
“Hier, le président des États-Unis nous a qualifiés de terroristes, mais nous avons été victimes du terrorisme”, lance le président iranien Masoud Pezeshkian à la tribune de l’ONU. “Notre cher dirigeant suprême a été assassiné hors de toute justification et cadre légal”, cingle-t-il notamment. Photos à l’appui, il a aussi évoqué le bombardement d’une école primaire à Minab (sud), lors des toutes premières frappes américano-israéliennes qui ont déclenché le conflit. Au total, 120 enfants avaient péri, “des enfants innocents”, lâche-t-il. “Nous n’avons fait que nous défendre, nous ne sommes pas des terroristes”, martèle le dirigeant iranien.
“LA FRANCE VA RESTER PRÉSENTE” EN MER ROUGE
Quant à la mer Rouge et à l’autre détroit stratégique de Bab el-Mandeb, sur lequel les Houthis ont étendu leur emprise, la France est présente dans la zone depuis deux ans dans le cadre de la mission européenne Aspides, souligne par ailleurs Jean-Noël Barrot. Elle “a permis de protéger la circulation de plusieurs centaines de navires français contre les attaques des Houthis”, assure le chef de la diplomatie française. “La France va rester présente pour assurer la circulation des navires français et s’activer de manière à ce que la tension puisse baisser entre l’Arabie saoudite et les Houthis.”
“ACCÉLÉRER LES DISCUSSIONS”
Lors d’une conférence de presse à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, rappelle qu’Emmanuel Macron a rencontré Donald Trump et des dirigeants de la région “pour faire accélérer les discussions conduisant à une réduction des hostilités, la reprise du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et un apaisement des tensions en mer Rouge”, où les Houthis ont progressé.
Mais la France ne se “contente pas” de cela : elle a mis sur pied une “mission internationale” capable de se déployer “dès que les conditions le permettront” pour que la “reprise du trafic soit le plus rapide possible” au niveau du détroit d’Ormuz, et ainsi obtenir une répercussion “le plus rapidement possible à la pompe pour les Françaises et les Français”, poursuit le chef de la diplomatie.
Par ailleurs, “nous travaillons” avec des partenaires européens et dans la région pour trouver de “nouvelles routes commerciales, qui ne puissent pas être prises en otage ou être affectées par ce type de conflit, qui ne sont pas les nôtres, que nous n’avons pas choisis”, insiste-t-il.
LE BARREAU IRANIEN DÉNONCE LES SANCTIONS AMÉRICAINES
Le Barreau iranien dénonce les sanctions américaines appliquées sur le secteur aérien iranien, rapporte l’agence de presse iranienne ISNA. Pour l’organisation, le secteur aérien représente un outil de connectivité et ne doit pas être utilisé comme outil de coercition.
“Un voyageur qui prend l’avion pour rendre visite à sa famille, obtenir un traitement médical, obtenir une éducation ou régler des affaires essentielles ne fait pas partie d’un quelconque différend politique entre les États et ne doit pas payer le prix de ces désaccords”, déclare l’organisme dans un communiqué.
UN NAVIRE EN FEU DANS LE DÉTROIT D’ORMUZ
Un navire est en feu dans le détroit d’Ormuz après avoir été touché par un projectile “d’origine inconnue”, indique l’agence de sécurité maritime britannique, UKMTO.
Elle précise que “l’équipage a été évacué, avec deux victimes dénombrées”, sans préciser s’il s’agit de morts ou de blessés. Le navire est quant à lui “en feu et à la dérive” mais aucun “dégât environnemental n’a été signalé pour l’instant”.
10 CIVILS TUÉS PAR DES FRAPPES SAOUDIENNES AU YÉMEN
Les frappes menées au Yémen par l’Arabie saoudite, alliée du gouvernement yéménite, ont fait 10 morts et 14 blessés parmi la population ces dernières 24 heures, a rapporté mercredi la télévision des Houthis pro-iraniens.
Les combattants antigouvernementaux se sont récemment emparés de la côte sur la mer Rouge, au terme d’une offensive éclair, consolidant leur contrôle sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb.
Ce passage reliant l’Europe à l’Asie via la mer Rouge et le canal de Suez, déjà très emprunté avant la guerre au Moyen-Orient, est devenu encore plus important pour le commerce mondial et notamment pour l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, depuis que l’Iran perturbe fortement le trafic dans le détroit d’Ormuz de l’autre côté de la péninsule arabique.
DES VOLS INTERNATIONAUX ANNULÉS EN IRAN
Les principales compagnies aériennes ont dû annuler des vols internationaux ce mercredi, premier jour d’entrée en vigueur des nouvelles sanctions américaines. Les États-Unis veulent, avec ces nouvelles sanctions inédites, accentuer encore la pression économique sur Téhéran. Début septembre, Washington avait placé tout le secteur aérien iranien sur liste noire dans le but de paralyser ses compagnies aériennes “partout dans le monde”.
Les sanctions ont déjà montré certains effets. Mardi, Mahan Air a annoncé la suspension de tous ses vols vers la Turquie voisine à la demande des autorités turques. Mais tous les avions ne sont pas cloués au sol, à l’image du vol Mahan Air qui a pu atterrir en Chine ce mercredi.
L’IRAN NE COMPTE “PAS CÉDER UN IOTA À L’ENNEMI”
L’Iran ne compte pas “céder un iota face à l’ennemi”, a déclaré le commandant des Gardiens de la révolution lors d’une visite aux bases opérationnelles au nord-ouest du pays, rapporte l’agence de presse iranienne Mehr. Un peu plus tôt, le commandant avait assuré que les forces armées iraniennes répondraient “avec force” à “toute erreur de jugement de l’ennemi”. Une déclaration qui fait suite aux propos de Donald Trump qui a menacé à la tribune de l’ONU d'”anéantir” l’Iran.
“ALLIANCE” ENTRE LES HOUTHIS ET L’IRAN
Les Houthis et l’Iran forment “une seule alliance et un seul bloc”, affirme un conseiller militaire houthi à l’AFP.
LES HOUTHIS MENACENT DE FRAPPER LES INTÉRÊTS AMÉRICAINS
Les Houthis du Yémen frapperont les intérêts américains dans la région en cas de soutien des États-Unis à l’Arabie saoudite ou d’une intervention dans le détroit de Bab el-Mandeb, met en garde un conseiller militaire dans un entretien à l’AFP.
Si les États-Unis “osaient soutenir l’Arabie saoudite par des frappes aériennes ou un appui aérien (…) nous considérerions tous les intérêts américains autour de nous comme des cibles”, affirme Abed Mohammed al-Thawr, conseiller du ministre chargé de la Défense dans le gouvernement autoproclamé des Houthis, qualifiant également une potentielle intervention américaine dans le détroit de Bab el-Mandeb de “ligne rouge”.
LE RESPONSABLE FINANCIER DU HAMAS ÉLIMINÉ
Le Premier ministre et le ministre de la Défense israéliens affirment dans un message posté sur les réseaux sociaux que les forces israéliennes ont éliminé Muhammad Abu Alwan, qu’ils identifient comme l’homme à la tête des finances du Hamas.
“Nous allons continuer de traquer les commandants et les forces opérationnelles du Hamas, de cibler ses sources de financement et de détruire leurs infrastructures terroristes”, écrit Benjamin Netanyahu.
UN “DEUX POIDS, DEUX MESURES” FRANÇAIS
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué avoir rencontré son homologue français Jean-Noël Barrot, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, selon la chaîne qatarie Al Jazeera. Dans un message posté sur son canal Telegram, il a dénoncé l'”interventionnisme” français vis-à-vis de l’Iran, dénonçant des propos “inacceptables” d’Emmanuel Macron. Le président de la République a notamment déclaré auprès de la chaîne ABC News “ne pas vouloir entrer dans une confrontation, mais être prêt à s’engager davantage” pour permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.
Il a également dénoncé à la tribune des Nations unies la situation à Gaza, appelant à l’action et à ne pas “contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous”. Le ministre iranien des Affaires étrangères pointe du doigt un “deux poids, deux mesures” français en matière de droits humains, estimant qu’Emmanuel Macron est resté silencieux sur “les crimes contre l’humanité” commis par les États-Unis et Israël en Iran.
AÉRIEN IRANIEN
Un avion commercial iranien s’est posé en Chine, et ce malgré les sanctions américaines à l’encontre du secteur aérien iranien, indique le site de suivi aérien Flightradar24. L’Airbus A340 de Mahan Air, parti de Téhéran, a atterri vers 16h40 (8h40 GMT) à Canton.
Le ministère américain des Finances avait annoncé lundi que les compagnies aériennes iraniennes connaîtraient des difficultés d’exploitation à partir de ce mercredi en raison de sanctions américaines, mais Pékin avait répondu hier s’opposer à ces “sanctions unilatérales illégales”.
CROISSANCE MONDIALE MALGRÉ LA GUERRE
L’OCDE annonce relever sa prévision de croissance mondiale en 2026, et ce malgré l’impact de la guerre au Moyen-Orient, qui a été contrebalancé par les aides publiques destinées à amortir la flambée des prix de l’énergie ou encore des investissements dans l’intelligence artificielle. L’organisme prévoit cette année une croissance mondiale de 2,9%, qui “a ralenti mais est restée résiliente”, écrit-elle dans son rapport trimestriel sur l’économie mondiale.
UNE “TENTATIVE DÉSESPÉRÉE”
Téhéran qualifie de “tentative désespérée” la menace de Donald Trump d'”anéantir” l’Iran, qu’il a proférée hier à la tribune des Nations unies. “Ces mots montrent l’impasse stratégique des États-Unis dans leur agression envers la nation iranienne, et le rabâchage de menaces sans fondement, compte tenu de l’état de l’armée américaine, n’est pas un signe de pouvoir mais un signe de tentative stratégique désespérée”, déclarent les forces armées iraniennes dans un communiqué relayé par l’agence de presse iranienne Mehr.
DES DISCUSSIONS À NEW YORK
Le ministre irakien des Affaires étrangères, Fuad Hussein, indique avoir échangé avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Les deux représentants ont échangé sur les “discussions indirectes en cours entre Téhéran et Washington, et les efforts concernant la désescalade du conflit et la réouverture du détroit d’Ormuz”, précise Fuad Hussein dans un message sur X.
UNE GUERRE “ANTICONSTITUTIONNELLE”
Le sénateur américain de gauche Bernie Sanders retoque les propos de Donald Trump, qui a réitéré hier sa menace d'”anéantir” l’Iran à la tribune des Nations unies. L’ancien candidat à la primaire démocrate rappelle au président américain qu’anéantir l’Iran constituerait un “crime de guerre” relevant du “barbarisme”, écrit-il dans un message sur X.
“Soyons clairs : la guerre de Donald Trump contre l’Iran est illégale et anticonstitutionnelle. Le Congrès doit y mettre fin maintenant”, conclut-il dans son message.
UNE “ABSURDITÉ GROTESQUE”
Israël a dénoncé les propos tenus par Emmanuel Macron à l’ONU ce mardi, dans lesquels le président français critiquait les agissements israéliens en Cisjordanie. Le bureau du Premier ministre israélien pointe du doigt des propos à “l’absurdité grotesque”, alors que Benjamin Netanyahu doit lui-même prendre la parole devant l’ONU jeudi.
Une “absurdité grotesque” : Israël dénonce les propos d’Emmanuel Macron à l’ONU sur la Cisjordanie
International
LA SITUATION “PROBABLEMENT SOUS-ESTIMÉE” À ORMUZ
Emmanuel Macron a déclaré, dans un entretien accordé à la chaîne américaine ABC News, que le “principal objectif” de sa rencontre avec Donald Trump était de “trouver le bon accord pour garantir la réouverture” du détroit d’Ormuz, où la situation a été “probablement sous-estimée”, selon le président de la République.
Dès le début de la guerre, les Iraniens “ont découvert qu’ils tenaient les cartes en main” avec leur capacité à fermer le détroit, poursuit Emmanuel Macron. S’il s’est dit prêt à engager plus de moyens pour assurer la réouverture du détroit, le président en a profité pour critiquer les décisions de son homologue américain, estimant que “bombarder un pays pour provoquer un changement de régime” n’était “pas une bonne option, parce que cela ne fonctionne pas”. Une erreur déjà répétée “plusieurs fois durant les dernières décennies”, dit-il à ABC News.
LE PRÉSIDENT IRANIEN À NEW YORK
Le président iranien Masoud Pezeshkian est arrivé à New York où il doit s’exprimer mercredi à la tribune des Nations unies, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de l’organisation, ont annoncé les médias iraniens Irna et Irib.
Le département d’Etat avait fait savoir la semaine passée qu’il accorderait des visas à M. Pezeshkian et à sa délégation, une première selon des analystes concernant le chef d’un Etat en guerre avec les Etats-Unis
LE DIALOGUE “A REPRIS”
Donald Trump a annoncé mardi que le dialogue avec Téhéran avait repris, pour mettre fin à un conflit qui le plombe politiquement.
Lors d’un point presse avec le président ukrainien, le président a révélé que le dialogue entre Téhéran et Washington avait repris. Il était interrompu depuis juin, suite à l’échec d’un protocole d’accord. “C’est une rencontre qui a duré trois heures”, a dit le président américain, en parlant d’une “très bonne” réunion et en assurant qu’une autre discussion était prévue “dans un futur très proche”.
Peu avant, Donald Trump avait menacé à la tribune des Nations unies : “J’ai une grande décision à prendre: un accord sera-t-il conclu avec l’Iran? Ou est-ce que j’anéantis la République islamique (…)? Est-ce que je les envoie en enfer?”.
NOUVELLES SANCTIONS AMÉRICAINES
Les nouvelles sanctions américaines visant des compagnies aériennes d’Iran, promises par Washington à la fermeture “partout dans le monde”, doivent entrer en vigueur mercredi, avec déjà de premières annulations de vols.
Le Trésor américain a assuré lundi que les compagnies aériennes iraniennes seraient mises à l’arrêt, et de nouveau menacé de sanctions quiconque garderait des liens avec le secteur aérien iranien, entièrement placé sur liste noire début septembre.
L’impact de ces nouvelles mesures, destinées à paralyser l’aviation iranienne alors que le conflit entre Washington et Téhéran s’enlise, reste toutefois difficile à mesurer.
DÉTROIT D’ORMUZ
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a rencontré mardi à New York l’émissaire américain Steve Witkoff, à qui il a communiqué les conditions de Téhéran pour une réouverture du détroit stratégique d’Ormuz, a rapporté la télévision d’Etat Irib.
Selon Irib, M. Araghchi a déclaré à M. Witkoff que les conditions de Téhéran comprenaient “la levée immédiate du blocus naval (américain, ndlr), le versement rapide de l’ensemble des avoirs iraniens gelés, ainsi que la fin de la guerre sur tous les fronts”. Donald Trump avait fait état plus tôt d’une rencontre de responsables iranien et américain en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.
BONJOUR
Bienvenue dans ce live, nous allons suivre ensemble les dernières actualité concernant la guerre au Moyen-Orient, alors que le bras de fer entre les États-Unis et l’Iran continue d’avoir de fortes répercussions sur les prix du pétrole et du gaz.
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Le détroit d’Ormuz va-t-il bientôt rouvrir ? En marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a rencontré, mardi 22 septembre, l’émissaire américain Steve Witkoff, à qui il a communiqué les conditions de Téhéran pour une réouverture du passage maritime stratégique. Celles-ci comprennent “la levée immédiate du blocus naval (américain, ndlr), le versement rapide de l’ensemble des avoirs iraniens gelés, ainsi que la fin de la guerre sur tous les fronts”
.
Plus tôt, Donald Trump avait annoncé que le dialogue avec l’Iran avait repris, pour mettre fin à un conflit qui le plombe politiquement, quelques minutes après avoir menacé à la tribune de l’ONU d’anéantir la République islamique.
“J’ai une grande décision à prendre: un accord sera-t-il conclu avec l’Iran (…) ?”
, a lancé le président américain devant le parterre de dirigeants. “Ou est-ce que j’anéantis la République islamique (…) ? Est-ce que je les envoie en enfer (…) ?” “J’espère qu’ils prendront les bonnes décisions avant qu’il ne soit trop tard”
, a-t-il ajouté dans la foulée, pendant une réunion avec des dirigeants de pays du Moyen-Orient.
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Lors d’un point presse avec Volodymyr Zelensky, le locataire de la Maison Blanche a révélé que le dialogue entre Téhéran et Washington avait repris. Il était interrompu depuis juin, à la suite de l’échec d’un protocole d’accord. “C’est une rencontre qui a duré trois heures”
, a-t-il indiqué, en parlant d’une “très bonne”
réunion et en assurant qu’une autre discussion était prévue “dans un futur très proche”
. Le président iranien Massoud Pezeshkian, attendu à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies ce mercredi, pourrait en dire plus.
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